Habiter à proximité des autoroutes multiplierait par 2 le risque d’autisme.

Vivre près d’une autoroute accroît le risque d’autisme, selon une étude publiée par une équipe de chercheurs du Children’s Hospital de Los Angeles. «Les enfants nés de mères vivant à moins de 300 mètres d’une autoroute semblent être deux fois plus susceptibles de provoquer un autisme», souligne Heather Volk, le principal auteur de cette étude. Il poursuit en nuançant légèrement son propos : «Cela ne veut pas dire que la pollution de l’air ou les embouteillages favorisent l’autisme. Il pourrait néanmoins s’agir de facteurs qui contribueraient à son développement».

Autre trouble observé chez l’enfant : l’exposition aux grandes routes et à la pollution de l’air ambiant a des impacts négatifs sur la fonction respiratoire. Selon une étude de 2007 citée par la magazine The Lancet, sur 3677 jeunes américains ayant 10 ans d’âge moyen et vivant à moins de 500 m d’une route à fort trafic, le risque de fonction pulmonaire cliniquement basse* est 5 fois supérieur à celui d’un enfant vivant à plus de 1 500 mètres d’un axe routier.

* on entend par fonction pulmonaire cliniquement basse un amoindrissement de la de la fonction pulmonaire de 20% par rapport à une fonction normale.

D’autres études néerlandaises et allemandes observent une augmentation des bronchospasmes, crises d’asthme, infections ORL, rhumes, grippes de 20 à 80% pour les enfants vivant à proximité des voies à fort trafic.

Les effets négatifs sur la santé concernent aussi les adultes.

– Si vous résidez à moins de 100 mètres d’une voie à grande circulation, vous augmentez votre risque de mortalité due à un accident cardio-pulmonaire de 41%; Sources : The Lancet, 2002.
– Concernant les risques de décès pour des raisons cardio-vasculaires, ils seront 78% plus élevés si vous habitez à moins de 50 mètres d’une route à fort trafic. En revanche, si cette distance est supérieure à 200 mètres, cette étude de 2006 signée par l’European Heart Journal, vous prédit une santé cardio-vasculaire tout aussi resplendissante qu’un habitant du Larzac.
– Les personnes ayant plus de 70 ans sont selon les études, deux à trois fois plus sensibles aux risques liées à la pollution.

Les solutions pour réduire les effets de la pollution de l’air sur la santé.

La première solution est d’habiter à au-moins plus de 500 mètres d’une route à fort trafic. La seconde consiste à faire pression sur les pouvoirs publics et collectivités territoriales pour qu’elles mettent en place des rocades de contournement des agglomérations de plus de 20 000 habitants pour les « gros » poids lourds. Autres idées : réduire significativement la vitesse sur les autoroutes ou les RN… qui passent à proximité des agglomérations ou interdire la circulation des voitures en ville à certaines heures de la journée. Les effets sont immédiats. Pour preuve, une chute de 47% des crises d’asthme pendant les Jeux Olympiques d’Atlanta; parenthèse sportive durant laquelle la ville avait décidé de réduire dratisquement la circulation. Sources : Journal of the American Association, 2001.