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Le Languedoc, une terre de passage dès la préhistoire.

Montpellier, cathédrale Saint-Pierre.

A partir de 121 av. JC, les Romains engagent la conquête du territoire languedocien.

Ce pan d’histoire romaine ne laisse pas de traces à Montpellier, qui n’existe pas encore, à l’inverse de Nîmes, Arles ou Narbonne. Mais il se concrétise par la via Domitia, véritable autoroute avant l’heure qui relie de façon rectiligne Rome à l’Espagne, avec ses bornes et ses relais d’étapes, comme  l’autoroute A9 actuelle… Un fragment de la voie pavée est visible à  Castelnau-le-Lez, et surtout à Ambrussum, une vingtaine de kilomètres à l’est de Montpellier : y subsistent des restes spectaculaires du pont romain au dessus du Vidourle et des traces des bâtiments du relais d’étape.

Une ville cosmopolite et tolérante au Moyen Age

Comparée à ses voisines régionales, Montpellier paraît donc récente, l’histoire de la ville ne remontant formellement qu’à 985, c’est-à-dire à l’époque carolingienne. A cette date le comte Bernard de Melgueil (ancien nom de Mauguio) cède au chevalier Guilhem un domaine agricole du nom de Monte Pestelario, d’aucuns disent Mons Pelié. Le site est stratégique, au croisement de l’ancienne voie Domitia, du Camin Roumieu, l'un des quatre chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, et de la route du Sel.

100 ans plus tard, le domaine agricole s’est transformé en bourg fortifié avec châteaux et églises. La cité évolue rapidement en une place de commerce et d’échanges, grâce à son port de Lattes. Au XIIIème siècle, la ville compte 40 000 habitants, soit la deuxième ville du royaume  de France après Paris. Tout un monde cosmopolite s’y côtoie. La réputation de son université de médecine, la plus ancienne d’Europe avec celle de Bologne, n’a rien à envier à celle de Paris, notamment grâce à l’apport des savants juifs et arabes. Implantés dans le bassin méditerranéen, les marchands montpelliérains importent, exportent et commercent jusqu’à Londres ou la Flandre. La ville bénéficie aussi de l’afflux des pèlerins.

Ce premier âge d’or montpelliérain se lit dans les ruelles médiévales du centre historique

On peut deviner à travers les noms des rues la présence des anciens métiers représentés à Montpellier. De nombreux bâtiments comportent encore des voûtes gothiques médiévales. Dans les sous-sols d’un immeuble, un mikvé (bain rituel juif), unique en France, rappelle la présence d’une importante communauté juive. 

Différents moments  suivront, plus ou moins fastes pour la ville : le rattachement de Montpellier au  royaume de Majorque, puis la vente de la Seigneurie à Philippe de Valois en 1349. Définitivement intégrée au royaume de France, Montpellier accueille tribunaux et chambre des comptes, mais décline, parallèlement à l’essor des ports d’Aigues Mortes et surtout de Marseille.

Lire aussi : l'Occitan, langue originelle des montpelliérains.

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